Votre parcours professionnel ?
Agriculteur de génération en génération, j’ai naturellement, et avec passion, intégré la ferme familiale en 1997, après des études supérieures agricoles, tout d’abord en tant qu’associé avec mes parents et mon grand-père, puis en entreprise individuelle depuis 10 ans.
Dans mes côteaux de l’Est agenais, entre Gascogne et Quercy, mon activité se tourne essentiellement vers la semence, secteur à “forte” valeur ajoutée, nécessaire à mon exploitation de seulement 100 hectares.
Je multiplie donc les semences – maïs, betteraves, blé, colza, luzerne, tournesol… – au gré des contrats signés avec les entreprises semencières.
La technicité de ces différentes productions me plaît, le but étant d’avoir certes du rendement mais aussi une pureté variétale optimale.
Le département du Lot-et-Garonne est un des piliers français de la production de semence, grâce à un terroir adapté, un réseau d’irrigation développé dès les années 1970 et la présence des usines de plusieurs semenciers. J’ai moi-même développé une SARL de prestation de service dans le maïs de semence.
Votre implication dans d’autres activités ?
En relation avec AMPHITÉA, j’ai eu le privilège d’être délégué des sociétaires de LA MONDIALE pendant deux mandats ce qui m’a permis de mieux appréhender ce secteur assurantiel et de faire de belles rencontres.
Par ailleurs, je suis administrateur dans un cabinet comptable depuis 15 ans.
Par le passé, j’ai été élu municipal et exercé d’autres fonctions dans le milieu agricole et sportif. Mon travail me prend beaucoup de temps.
Votre région et ce qu’il faut absolument découvrir ?
Le Lot-et-Garonne, c’est essentiellement pour moi les paysages et leur diversité. Les vallées, les côteaux, les plateaux, les bastides, le fleuve Garonne et surtout nos multiples productions agricoles, avec le maraichage, l’arboriculture (citons le célèbre pruneau d’Agen), la vigne, l’élevage, les grandes cultures… Tout ceci forme l’un des plus riches terroirs français.
Il faut aussi voir Agen, chef-lieu du département, avec son Côteau de l’Ermitage, d’où Louis Arthur Ducos du Hauront pris la première photo couleur de l’histoire, et le Pont Canal qui enjambe la Garonne avec ses 23 arches de pierre.
Dans ma commune de 400 âmes, à 15 km d’Agen, vous pouvez découvrir le seul menhir du département et peut être même de la région !
Vos hobbies et vos passions ?
Le sport en général fait partie de mes passions, mais j’ai une vraie préférence pour le cyclisme qui jalonne ma vie depuis l’adolescence.
D’abord compétiteur, j’ai présidé le club d’Agen pendant plus de 20 ans, en parallèle d’autres fonctions départementales et régionales. C’est d’ailleurs grâce au vélo et en supportant l’équipe AG2R LA MONDIALE que j’ai souscrit mon premier contrat auprès de La Mondiale. Comme quoi, le sponsoring, ça marche !
Je pratique aussi un autre deux roues, à savoir, la moto. Moins dur !
Recette de la pascade (crêpe de l’Aveyron)

Beaucoup de bonnes choses à déguster dans notre Lot-et-Garonne mais je vais choisir une spécialité aveyronnaise : la pascade, une sorte de crêpe épaisse, salée, que les paysans du Rouergue mangeaient en temps de disette.
Ce choix se justifie du fait de l’origine familiale paternelle, l’Aveyron, mon arrière-grand-père ayant migré dans le Lot-et-Garonne en 1920.
Ingrédients
• 300 g de farine
• 1/2 litre de lait
• 4 œufs
• 1 pincée de sel
Préparation
- Bien délayer la farine avec le lait et y ajouter les œufs. Bien battre le tout jusqu’à obtention d’une pâte homogène. Si possible, faites reposer la pâte.
- Dans une poêle, faire bien chauffer de l’huile et y déposer le mélange obtenu.
- Laissez dorer, puis retournez. Servez la pascade de suite, lorsque celle-ci est cuite des deux côtés.
Variante
Au gré de votre imagination, vous pouvez ajouter dans la pâte :
• des herbes (persil, ciboulette…)
• des oignons que vous aurez préalablement coupé en morceaux et fait revenir avec un peu d’huile dans la poêle.
Et à l’automne, vous pouvez faire une version dessert avec des pommes.
Votre rôle de Correspondant régional AMPHITÉA ?
Arrivé chez AMPHITÉA en avril 2024, j’ai pu découvrir les instances et mes collègues Correspondants lors de l’Assemblée Générale de Strasbourg. J’ai ainsi pu mesurer l’implication que cela demandait et ressentir toute la convivialité que l’on m’avait décrite. J’aimerais, à mon niveau, apporter ma contribution à la poursuite des travaux engagés, avec mon œil d’entrepreneur chevillé à la ruralité, et le “bon sens paysan”.
Une anecdote en lien avec AMPHITÉA ?
C’est justement sur mon vélo, alors que j’encadrais les jeunes du club, qu’Anne Lieure de LA MONDIALE m’a téléphoné pour me proposer de devenir Correspondant régional AMPHITÉA. Un signe du destin qui m’a incité à accepter !