Votre parcours professionnel ?
Native de la Martinique, je suis partie étudier les relations internationales à Montréal et les sciences politiques à Paris. J’ai ensuite travaillé au Parlement européen en tant qu’assistante parlementaire d’un député ultramarin. Une expérience au cours de laquelle j’ai été amenée à travailler sur les politiques agricoles, ce qui m’a beaucoup intéressée.
De retour en Martinique, j’ai donc fondé, en 2019, LNT Conseil, un cabinet dédié aux exploitants agricoles et aux groupements d’agriculteurs, basé au Lamentin. J’y fais aussi bien de l’accompagnement administratif et institutionnel que du conseil en matière sanitaire ou financière.
En parallèle de cela, j’ai créé, il y a deux ans, une activité d’élevage de moutons, au Diamant. J’ai une vingtaine de brebis et un bélier, qui donnent, chaque année, une quarantaine d’agneaux. Une fois les bêtes sevrées, je les commercialise, via une coopérative, à d’autres exploitations.
Votre implication dans d’autres activités ?
Avec d’autres éleveurs, je suis en train de créer une association destinée à lutter contre la prédation sur les troupeaux : l’Association de protection et de promotion des animaux d’élevage de Martinique. En Martinique, beaucoup de chiens errants s’attaquent aux petits ruminants (chèvres, moutons), et c’est un gros problème.
Votre région et ce qu’il faut absolument découvrir ?
Au-delà des paysages, le patrimoine culturel de la Martinique est très riche et très bien mis en valeur.
Chaque année, par exemple, vers la fin du mois de juillet, il y a le tour de la Martinique des yoles rondes, qui sont des embarcations traditionnelles, reconnues par l’Unesco comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel.
Pendant une semaine, ces yoles font le tour de la Martinique. Il y a ceux qui les admirent depuis la plage et ceux qui les suivent en mer. L’ambiance est extraordinaire, c’est très festif.
J’aime aussi la période des fêtes de fin d’année, avec les Chanté Nwel. Ce sont des chorales de chants de noël revisités en créole, organisées soit par des particuliers soit par les mairies, les centres commerciaux, etc. C’est aussi très joyeux : il y a un orchestre, des spécialités culinaires, comme le pâté au porc ou les pois d’Angole, des punchs, des liqueurs…
Vos hobbies et vos passions ?
Une fois par mois, je fais du paddle, avec une association d’amateurs. Nous partons à plusieurs faire une randonnée en mer, c’est très sympa. Plus régulièrement, je pratique le cross fit, un mélange d’haltérophilie, de gymnastique et d’activités cardio.
Votre rôle de Correspondant régional AMPHITÉA ?
Je ne suis Correspondante régionale que depuis 2024, mais je connais bien l’Association grâce à mon père, Hervé Toussay, qui a lui-même été Correspondant régional pendant de nombreuses années. Je l’ai toujours vu très impliqué auprès d’AMPHITÉA et d’AG2R LA MONDIALE sur les questions d’épargne et de retraite.
Pour ma part, j’y vois l’opportunité de parler de mon milieu professionnel et de mon activité.
Une anecdote en lien avec AMPHITÉA ?
J’en ai une qui va me rester en mémoire sans doute pendant très longtemps À l’issue de la dernière Assemblée centrale, qui avait lieu à Strasbourg, il y a eu un spectacle de magie. Le magicien a fait monter mon mari sur la scène et lui a enlevé sa veste par un tour, dont nous cherchons toujours l’explication.