
Les nouveautés fiscales à prendre en compte
• Le barème de l’impôt (calcul par tranche des revenus 2025) est revalorisé de 0,9 % pour tenir compte de l’inflation.
• Le taux individualisé de prélèvement à la source s’applique par défaut aux couples mariés ou pacsés, ce qui ne modifie pas le montant de l’impôt du couple, mais change sa répartition entre les conjoints.
• Les propriétaires doivent déclarer l’occupation de leur logement.
• Les particuliers employeur d’une personne à domicile ont de nouvelles obligations déclaratives.
Pour en savoir plus
• Instaurée en 2025, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR) est reconduite. Elle assure une imposition minimale de 20 % des plus hauts revenus.
• Le plafond de réduction d’impôt sur les dons aux associations est porté à 2 000 euros (au lieu de 1 000 euros) et le taux passe de 66% à 75 %, s’il s’agit d’organismes d’aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violence.
• Le seuil du régime micro-BIC est abaissé à 15 000 euros et l’abattement forfaitaire réduit à 30 % pour les locations meublées de tourisme « non classés ».
• L’assiette des cotisations sociales des travailleurs indépendants n’est plus calculée à partir du revenu net fiscal, mais selon une assiette de cotisations et contributions sociales unifiée.
• Le taux unique de 9,2 % de la contribution sociale généralisée (CSG) sur les revenus du patrimoine, est remplacé par deux taux, l’un de droit commun de 10,6 %, l’autre dérogatoire de 9,2 % pour certains revenus limitativement énumérés, dont les revenus fonciers et certains revenus de placement.
Quelques pièges à éviter…
Faire une erreur dans sa déclaration de revenus peut générer un impôt surévalué, l’oubli d’un avantage fiscal, un rappel ou pire, des pénalités.
Parmi les points à surveiller particulièrement, on peut citer :
- le montant des prélèvements à la source, qui, bien que préremplis par l’administration fiscale, peuvent comporter des erreurs ;
- le versement ou la perception d’une pension alimentaire (attention à ne pas cumuler enfant à charge et pension alimentaire) ;
- les frais de garde d’enfant (attention à ne pas inclure les frais de nourriture ou à oublier les aides perçues…) ;
- les dons aux associations (taux différent selon le type d’organisme) ;
- les enfants à charge (charge exclusive ou résidence alternée ? la case parent isolé n’est pas préremplie et doit être cochée chaque année…) ;
- la situation de votre logement (obligation de déclaration que le logement soit résidence principale ou secondaire loué ou vacant…) ;
- les rachats sur un contrat d’assurance vie (seule la part correspondant aux gains, intérêts et plus-values, est soumise à l’impôt, le capital investi restant exonéré).
Déduction fiscale, réduction d’impôt ou crédit d’impôt ?
On confond souvent la déduction fiscale, la réduction d’impôt et le crédit d’impôt. Si l’objectif de ces trois dispositifs est de vous faire payer, au final, moins d’impôt, leur principe et leur effet sont différents.
Pour savoir comment ils fonctionnent et à quel moment du calcul de l’impôt ils interviennent,
suivez le lien ci-dessous et découvrez notre
fiche pratique.
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Les dates limites pour déclarer
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Ouvert depuis le 9 avril, le service de déclaration en ligne fonctionnera jusqu’au 4 juin, mais selon des dates établies par zone géographique.
• Les contribuables résidants dans les départements numérotés de 01 à 19 devront établir leur déclaration avant le jeudi 21 mai à 23h59.
• Les contribuables résidants dans les départements numérotés de 20 à 54 auront jusqu’au jeudi 28 mai à 23h59.
• Ceux résidants dans les départements numérotés de 55 à 974 auront jusqu’au jeudi 4 juin à 23h59.
Les personnes étant dans l’impossibilité d’effectuer leur déclaration en ligne peuvent utiliser une déclaration papier jusqu’au 19 mai (23h59). |