Pourquoi cette réforme ?
Pour l’administration fiscale, la généralisation de la facturation électronique répond à plusieurs objectifs :
- renforcer la compétitivité des entreprises grâce à la dématérialisation (gestion quotidienne facilitée, diminution du temps de traitement, amélioration du pilotage comptable…) ;
- simplifier, à terme, les obligations déclaratives de TVA grâce au préremplissage des déclarations ;
- lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA au bénéfice des entreprises de bonne foi ;
- disposer d’une connaissance plus fine de l’activité économique en temps réel.
Pour en savoir plus sur la réforme
Les 3 volets complémentaires de la réforme
1. La facturation électronique (e-invoicing)
- De quoi s’agit-il ?
Il s’agit de la dématérialisation obligatoire des factures transmises de bout en bout sous forme structurée.
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- Qui est concerné ?
Toutes les opérations d’achats et de ventes de biens ou de prestations de services réalisées entre entreprises établies en France et assujetties à la TVA française (y compris celles sous le régime de la franchise en base de TVA).
- Comment ça fonctionne ?
La facture n’est plus envoyée directement au client par courrier ou e-mail classique : elle passe par une plateforme partenaire qui transmet automatiquement les données requises à l’administration fiscale.
Les plateformes agréées
Immatriculées par l’État, les plateformes agréées assurent les opérations d’émission, de transmission et de réception liées à la facturation électronique et fournissent les données utiles à l’administration fiscale.
Consultez la liste officielle
Pour vous accompagner dans cette transition, un numéro national d’assistance est à votre disposition : 0 806 807 807 (service gratuit + prix de l’appel).
2. Le e-reporting de transaction
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- De quoi s’agit-il ?
C’est la transmission électronique à l’administration des données relatives aux ventes qui n’entrent pas dans le champ du e-invoicing domestique.
- Qui est concerné ?
- Les opérations réalisées avec des particuliers (B2C).
- Les transactions avec des opérateurs établis à l’étranger (exportations, acquisitions et livraisons intracommunautaires).
- Quel est l’objectif ?
Permettre à l’administration d’avoir une vision globale de l’activité économique et du chiffre d’affaires réalisé, y compris hors du circuit B2B français.
3. Le e-reporting de paiement
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- De quoi s’agit-il ?
Il correspond à la transmission des données d’encaissement effectif des factures.
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- Qui est concerné ?
Les opérations pour lesquelles la TVA est exigible à l’encaissement (notamment les prestations de services, par exemple dans le secteur du bâtiment, lorsque l’entreprise n’a pas opté pour la TVA sur les débits ou qu’il n’y a pas d’autoliquidation).
- Quel est l’objectif ?
Fournir à l’administration le montant exact encaissé par l’entreprise afin de déterminer précisément la TVA collectée exigible à déclarer.
Le calendrier de la réforme
La mise en œuvre de la réforme s’effectue de manière progressive selon le calendrier officiel suivant :
- 1ᵉʳ septembre 2026
- Réception : toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, doivent être en mesure de recevoir des factures électroniques.
- Émission & e-reporting : les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) doivent émettre l’intégralité de leurs factures au format électronique et transmettre leurs données de e-reporting.
- 1ᵉʳ septembre 2027
- Émission & e-reporting : les petites et micro-entreprises doivent être en capacité d’émettre électroniquement leurs factures et de transmettre leurs données de e-reporting.
Infos pratiques
- Faites le point sur vos actuels outils de facturation, de caisse ou de comptabilité afin d’identifier les adaptations nécessaires pour être en conformité.
- Informez-vous sur vos obligations : la Direction générale des finances publiques met à disposition un questionnaire en ligne, une foire aux questions ainsi que des fiches pédagogiques, notamment à destination des micro, petites et moyennes entreprises.
- Rapprochez-vous de vos interlocuteurs habituels — expert-comptable, prestataire logiciel… — pour anticiper le choix d’une plateforme agréée.
Si vous utilisez déjà un logiciel de facturation, vérifiez auprès de l’éditeur sa compatibilité avec la réforme et sa connexion à une plateforme agréée. De nombreuses solutions évoluent pour accompagner cette transition.